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Biographie > Sidilarsen : génèse

Issu du collectif toulousain Antistatic, Sidilarsen existe depuis 1997, sensible au métal et à l'indus, Sidilarsen essaye d'incorporer les deux dans sa musique. Aux limites du Dancefloor, Sidilarsen allie 'la charge émotionnelle du métal à la transe tribale de la techno'(sic). Toujours est-'il que leurs samples se mêlent idéalement à une saturation métal, le tout empreintant fortement des accents de la vague indus-métal française, tel Mass Hysteria, ou Lucky Striker 201. Restant fortement métal, à la fois par la philisophie des compositions, où la saveur de leur arrangements, Sidilarsen se veut représentant d'un nouveau son : le néo-dance-métal. Effet d'annonce ou réalité intrinsèque, c'est sûrement dans la durée et dans l'émotion live que ce groupe donnera son essence et livrera toutes ses sensations tribales et ses saveurs métalliques.

Review Concert : Sidilarsen, Furia Antistatic : 10 ans (nov. 2010)

Sidilarsen / Chronique LP > Machine rouge

Sidilarsen - Machine Rouge Voilà que débarque en cette fin d'année le quatrième album studio des Toulousains de Sidilarsen, quintet qui voilà presque 10 ans marquait une jeunesse assoiffée de "dance-métal" via leur excellent Biotop. Seulement voilà, cette jeunesse a grandi, tout comme le groupe, et, pour une partie d'entre elle, s'en est peu à peu désintéressée et, par conséquent, n'a plus trop suivi les nouvelles aventures de la bande de Didou et Viber. Fort heureusement pour la formation, une autre génération a fait surface et a pu découvrir les Toulousains avec des albums différents, plus ouverts et plus irréguliers que d'antan. Normal, me direz-vous, il n'y a que les monstres AC/DC ou Motorhead qui peuvent tenir autant d'années en jouant le même registre musical qu'à leurs débuts.

Sidilarsen est imperturbable. La bande n'a jamais lâché l'affaire si bien qu'avant même la sortie de ce Machine rouge, elle nous dégotait LE plan de com' des familles à savoir se déplacer dans la France entière pour distribuer gratuitement à ses fans son nouveau CD single "Le meilleur est à venir". En résumé : du producteur à l'auditeur, sans passer par la case départ (et sans toucher 20,000 euros). Dans un tout autre registre, cela rappelle drôlement un certain François Bayrou et son bus au colza lors de la campagne présidentielle de 2002 (pour le résultat que l'on sait). L'idée est certes plaisante mais quel est l'intérêt de cette démarche si quelques mois plus tard tu retrouves ces mêmes personnes à la fin de ton concert ? Quelques mois plus tard, un clip assez banal, mettant en scène le groupe jouant en compagnie de deux charmantes demoiselles à la chorégraphie discutable, tourne sur le net puis enfin l'album parvient jusqu'à nous par le truchement de New Track Music et Musicast.

Machine rouge est une suite sans surprise d'Une nuit pour sept jours, Sidilarsen renouant avant ses bases électro-rock-métal, ses loops chaloupés, ses gros riffs tranchants, ses refrains parfois trop évidents, ses voix qui se croisent et qui, par moment, le sont avec des invités de luxe (Mouss et Hakim de Zebda sur "Offensifs" notamment). Cette rengaine où, au final, on se dit que seuls les noms des titres changent. Ce nouvel opus est certes bien écrit, la production et les arrangements restent, comme à l'accoutumée, très soignés mais semblent un peu rébarbatif à la longue malgré l'envie de varier les plaisirs. Autant on se complaît dans les titres aux riffs mastocs ("Le meilleur est à venir", "Fantasia", "Densité"), aux rythmes électro performants ("Offensif", "Absolu") ou à ceux qui sentent bon le retour aux sources ("Paradis perdu", "Back to basics"), autant la déception se fait sentir à l'écoute de morceaux plus mous du genou ou téléphonés ("A ton égo", "Vie passionnée"). Prévisible mais efficace, ce Machine rouge saura satisfaire amplement les initiés. Pour les autres, ils espéreront juste que "le meilleur reste encore à venir". A moins qu'il ne soit déjà derrière nous ?

Sidilarsen / Chronique LP > Une nuit pour sept jours

Sidilarsen - Une nuit pour sept jours Trois ans après Eau, le temps de retrouver un nouveau label et Sidilarsen est de retour avec un troisième album intitulé Une nuit pour sept jours. Après une tournure moins "dance métal" et plus mélodique sur le deuxième opus, il était intéressant de voir à quoi ressemble le petit dernier. L'impatience fait place jusqu'au moment où débute "Deuxième vie", avec son gros riff doté d'une harmonique puissante et la machine Sidilarsen se met en place. Dès les premiers morceaux, pas de doute, il s'agit bien là de nos Toulousains. Puissance rythmique des guitares, grosse basse ronde, samples au façonnage industriel, rythmes et touches électroniques ; le tout ajouté de chants aux tons variés à la fois rageurs et harmonieux. En somme, une recette explosive que chaque personne familière avec le groupe connaît bien. Sauf que Sidilarsen parvient à repousser encore un peu plus les limites fixées auparavant en incluant des titres tels que "En vidéo", à la basse agressive et au refrain aérien accrocheur, faisant de cette chanson un exemple de tube en puissance pour les radios ou autres médias. Autre surprise, "Le prochain été", morceau (sans guitare saturée !) à l'ambiance relativement posée où les notes de guitares se croisent et sont accompagnées, sur la fin, de violons. Il se peut que l'arrivée de Benben à la guitare et, du coup, à la composition ne soit pas étrangère à ça. Le tempo drum & bass revient sur "Essentielle étincelle" et l'excellente "Acide occident" et ses lyrics livrant l'inquiétude du groupe sur les conflits dans le monde. Des sujets en phases avec l'environnement dans lequel nous vivons actuellement dont l'hymne "Appel à résistance" enjoignant au rassemblement contre l'"ordre moral et la fierté nationale", un bel hommage à Sarko et sa bande. Les férus de Static-X se retrouveront dans "Féline" avec son passage ragga et son côté "rentre-dedans" agrémenté d'un sample pas très loin de celui de "Spitfire" de The Prodigy. Sidilarsen ne laisse évidemment pas tomber ses premiers fans dans "Retourner la France" en leur offrant ce qui est leur marque de fabrique : le "dance métal". Enfin, "Jusque sur Mars" fera trembler les murs avec sa rythmique lourde, ses accords tranchants et un chant se rapprochant par moment de celui de Marco de Treponem Pal. Aux abonnés absentes, l'honorable reprise de "Breathe" de The Prodigy que les Toulousains nous avaient fait partager en vidéo live avec Mouss de Mass Hysteria. Une nuit pour sept jours est un disque plutôt réussi qui confirme la bonne progression déjà entamée avec Eau. Finalement, c'est peut-être bien celui-ci, l'"album de la maturité".

Sidilarsen / Chronique EP > Biotop

Sidilarsen : Biotop Sidilarsen, attendu de pied ferme après Emotion numérique, nous offre un Biotop pas toujours au top, mais cependant fort sympathique. Exploitant toujours la veine du dancefloor métal, Sidilarsen revient avec un album bien ficelé, de nouvelles compos et un son aussi bionique.
"Biotop" tombe comme un couperet, riff massif et binaire, groove symbiotique, coups de semonces, un chant léger sur un lit de guitare saturées, qui aboutit à un cataclisme contrôlé. Samples transcendants, gargouillis électroniques, Aphex Twin sourit sur l'intro de "Defragmentes", ambiances électroniques et constructions déstructurées, Sidilarsen revoit sa précédente copie avec un gros travail de composition et d'aboutissement des titres, comme le montre "Defragmentes", "Apesanteur" ou "Cardiotonic".
Entre les mélodies de guitares et de manière plus intéressante les mélodies de synthé, comme sur "Total écran" ou "bbmw", le paysage Sidilarsen se retrouve plombé par quelques murs de guitares, qui même s'ils n'ont pas la saveur de ceux de Soulfly, apporte un relief non négligeable et un dynamisme intrinsèque. "L'homme mécanique" surfe ainsi sur un rythme d'accords plaqués, étouffés, étranglés avec rigorisme, et "bbmw" ajoute à la couche précédente une dimension supplémentaire, avec une basse grondante, un son gras et un deuxième chant qui se démarque du premier et de Mass Hysteria.
Mix de métal, celui aux guitares dantesques et au son monstreux, et de trance-dancefloor, qu'un raver londonnien ne dénierait pas, Sidilarsen mêne son bonhomme de chemin sur Biotop, avec des compositions comme "Dressés par les ondes", "Teknotrone" ou encore l'hypnotique et très hip-hopique "Cardiotonic".

Sidilarsen / Chronique LP > Emotion Numérique

Sidilarsen : Emotion numérique C'est très fortement attaché au concept d'émotion numérique, par ailleurs le titre de leur troisième production, que Sidilarsen prend le vent en poupe. Trois titres seulement, juste de quoi gouter ce métal numérique. Petit goût de sel dans la bouche et amertume sanglotante, on reste bigrement sur sa faim, avec cette production toulousaine. 'L'ascendance' commence avec ce beat dancefloor, qui fait la particularité de Sidilarsen, élévation du niveau sonore, beat régulier, hypnotique, guitare stridulente, saturation en demi-teintes. Les ajouts numériques prennent place à merveille dans les compositions de Sidilarsen. Les paroles sont en français, mais reste difficile d'accès, prennant plus une place d'instrument poétique. Ambiance de cave, et déluge industriel, 'Rien pour l'instant' décharge sa montée d'adrénaline, sa pulsion métallique, son flux technoïde sur le plancher, ses cris poussés, son refrain contrasté, son plexiglas fissuré sous la pression radiative. Passage introspectif, alarme sismique, logorrhée dancefloor, défoulement indus atmosphérique, rien pour l'instant qui se décide à mettre fin à cette atmosphère rougeoyante, en pleine fusion, une profusion d'idée à mettre en forme, à exploiter, le flot métallique se fait plus fort, et emporte, furie dévastatrice, le beat techno sur son passage. Mise en place langoureuse, subtile et binaire, trop plein d'émotions, suintements virtuels, Emotion numérique ne satisfait pas toutes les promesses. Refrain pop et chantant, contrastant à des couplets qui ne rentrent pas dans les statistiques, originaux, visionnaires. En phase de mutations et porteur d'un certain espoir, Sidilarsen sera attendu de pied ferme pour sa prochaine production.