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Biographie > la confiance règne

Ils fêteront bientôt leurs 30 ans et comme ils sont toujours vivants, c'est forcément culte. Qui ne connaît pas "Antisocial" par coeur ? Alors oui, Trust sort d'une autre époque mais ils nous touchent tout de même. Géométriquement variable, le combo vit avec ses deux poumons que sont Bernard Bonvoisin (chanteur) et Norbert Krief (Nono, le guitariste, pas le petit robot). Une série d'albums alors que le punk fait rage (dont Repression en 1980 qui fera connaître le groupe au grand public) et en 1985, c'est le (premier) clash, Trust rend les armes : Bernie joue en solo, Nono va accompagner Johnny... Mais la scène leur manque, ils refont un passage (éclair) en 1988 avant un nouveau tunnel. 1996 les voit se réunir, on se dit que c'est une bonne chose pour leurs 20 ans, Europe et haines apporte même un nouvel hymne : "On lèche on lâche on lynche"... Bernie s'introduit brillament dans le cinéma (Les Démons de Jésus en 1997) mais avec le groupe, la sauce ne prend pas vraiment, Ni dieu ni maître (2000) semble être leur chant du cygne, les best of, les tribute, les live font que Trust reste dans l'actu mais le split semble bien définitif... Et puis, histoire de se dérouiller un peu, ils reprennent les instruments pour une parcipation exceptionnelle au festival des Terre-Neuvas le 8 juillet. Un CD et un DVD sortent fin 2006 pour qu'on s'en souvienne mais les 3 inédits qui terminent le CD (dont "Sarkoland") laissent penser que Trust pourrait remettre le bleu de chauffe en cette année électorale...

Trust / Chronique DVD > Live Hellfest 2017

Trust - Live Hellfest 2017 Au printemps 2011, Trust avait subitement mis un terme à sa reformation sans honorer les concerts à venir dont une prestation programmée le samedi 18 juin au Hellfest. 5 ans plus tard, on a le droit à une re-reformation avec un nouvel arrêt au Hellfest et le samedi 17 juin 2017 à 19h, la bande à Bernie Bonvoisin monte bien sur la grande scène de Clisson sous un beau ciel bleu et la tête protégée par son bob fétiche (Bernie a bien fait d'éviter une carrière dans la mode).

Tu n'étais pas au festival de l'enfer ce jour-là ? Voilà un DVD pour vivre le truc. Tu y étais ? T'as donc enchaîné les shows de Los Disidentes Del Sucio Motel, Ultra Vomit, Phil Campbell and The Bastard Sons, Ugly Kid Joe, Chelsea Grin, Frank Carter & The Rattlesnakes, Mars Red Sky... et t'as peut-être cru bon faire une pause bière/bouffe pendant que les vieux briscards attaquaient leur show, voilà un DVD pour revivre le truc. Sauf qu'après, en bonus, tu ne pourras pas t'enquiller Chelsea Wolfe, Airbourne, Primus, Apocalyptica, Aerosmith, Opeth et Suicidal Tendencies (oui, ça peut être long et dur un jour de festival). Alors ce DVD (ou le CD puisque tu as les deux versions disponibles) t'offre une vue imprenable sur la scène (les images captées avec la caméra sur l'énorme bras sont top) et un son ultra propre.

Le set commence avec un titre inédit intitulé "L'Archange" dont on retient rapidement une partie du refrain (Ni dieu ni maître) mais dont le reste des paroles doit être sacrément compliqué car Bernie lit ses propres textes sur les retours (et pas que pour cette chanson)... Morceau assez punchy avec une belle partie de guitare qui est l'occasion (pour moi) de découvrir le petit nouveau dans le line-up à savoir Christian très à l'aise derrière sa batterie (le gars semble ne pas suer !). On passe en terrain connu avec "Marche ou crève" où les deux capitaines de navire vont faire un tour au milieu du public grâce à l'avancée de scène, Nono s'éclate, le public massivement présent aussi. Ce n'est qu'après le quatrième morceau (le toujours excellent "Au nom de la race"), que Bonvoisin lâche un "bonsoir" et échange un peu avec le public, s'il est plus loquace d'habitude, c'est que son temps de parole n'est pas limité comme ce soir où le groupe n'a qu'une heure de scène. Un autre titre est inédit, c'est "Démocrassie", assez blues rock, pas vraiment hard, pas vraiment punk, la seule liaison avec le passé ce sont les textes engagés, car pour le reste, ça joue tranquillou. On arrive vite à "Antisocial" qui devra être recommencé (comme à chaque fois ?) histoire de faire un peu plus hurler le Hellfest. Le tube est chanté en partie par le public (normal) mais du coup pas par Bernie, et ça, ça passe assez mal (sauf si tu gueules les paroles toi aussi), ce n'est pas forcément leur meilleure version.

Comme on a à peine 9 titres pour ce show, on a le droit à un bonus, en l'occurence le "Antisocial" capté à Strasbourg (pour les Artéfacts) où le groupe a joué avec Anthrax en français et en anglais. Et c'est tout. Pas de docu, pas de making of, pas d'images backstage, rien, nada. 1h et quelque de musique et basta. C'est donc un choix curieux quand on sait que Trust envoie une bonne grosse quinzaine de titres sur près de heures de concert quand ils ne sont pas en festival. Mais certainement qu'un DVD intitulé "Trust au Chato'do" ou "Trust au Moulin" risquait d'être moins percutant qu'avec la marque Hellfest et je ne parle même pas d'un "Trust live à Hérouville", "Trust live à Longuenesse" ou encore un "Trust live à Equeurdreville" carrément pas vendeur sauf que la set list et l'interprétation aurait peut-être été en béton armée avec "Police-milice", "On lèche, on lâche, on lynche", "Certitude... Solitude...", "Le mitard"...

Trust / Chronique LP > Soulagez-vous dans les urnes !

Trust : Soulagez-vous dans les urnes ! Faut-il présenter la musique de Trust ? Ce serait un peu du foutage de gueule non ? Même les gamins de 12 ans connaissent l'hymne "Antisocial", un des rares morceaux de "hard rock" (à l'époque, ça s'appellait comme ça) qui soit encore massivement diffusés sur les ondes les plus chastes et dans les fêtes de famille entre un titre de Carlos et "le petit bonhomme en mousse" de Patrick Sébastien... S'il te faut de quoi situer Trust (c'est donc du foutage de gueule...), sache qu'ils évoluent à mi-chemin entre AC/DC et Eddy Mitchell... Ca, c'est fait. Quid de ce Soulagez-vous dans les urnes !, dédié à la mémoire de Manu Da Silva (roadie aux débuts de la carrière du groupe), qui allie le concert du 8 juillet 2006 à 3 nouveaux titres...?
Oui madame, les textes de Mesrine croisés à ceux de Bernie lancent le concert, "Le mitard" et son refrain (culte lui aussi) donne le ton, le public démarre au quart de tour et avec "Palace", Bonvoisin (qui place un M-Pokoro) comme Nono et un joli solo sont eux aussi bien chauds. Repression squatte la set-list ("Au nom de la race" enchaîné à "Fatalité") puis les grands titres de Europe et haines déboulent ("On lèche on lâche on lynche", "Fais où l'on te dit de faire", "Tout ce qui est bon est mal") avant un retour aux tout débuts du groupe avec -encore du culte- "Police-milice" que les fans n'ont pas oublié et le medley issu de Trust I ("Préfabriqués", "L'élite", "Bosser huit heures"). C'est donc à un véritable best of live qu'à le droit le public. Et bien entendu, c'est un monstrueux "Antisocial" qui clôt les festivités...
Tout au long du concert, les Trust n'auront pas oublié de rappeler l'importance des actions citoyennes (Au lieu de brûler des voitures, usez vos voix) et leur implication se fait encore entendre avec l'un des 3 inédits servis en bonus de luxe. Si les deux premiers sont assez déroutants, "Chaude est la foule" et "La mort rôde" sont assez calmes, presque cools, le "Sarkoland (la France on l'aime ou on la quitte)" est bien plus sarcastique et la reprise de notre Marseillaise plutôt sympathique en ces sombres heures de faux débat présidentiel qui tourne comme toujours autour des petites phrases qui tuent et de la manipulation médiatique de masse.
Tu n'as pas Repression dans ta discothèque, tu as raté les Best of et les live précédents et tu voudrais savoir de quoi est capable Trust à côté d'"Antisocial" ? Tu sais maintenant où trouver ton bonheur...