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Didier Super est né à Douai y'a pas si longtemps que ça, dans le nouveau millénaire, il a plusieurs activités dont un duo de cascadeurs BMX (Les Têtes de Vainqueurs avec Fabrice) et un trio de punk qui remet en place la variétoche (Zeu Discomobile). Mais sa créativité alliée à son intelligence ne peuvent se limiter à cela, il se lance alors dans une carrière solo mondiale en mettant ses chansons sur son site perso... Ensuite l'effet boule de neige à oreille fait passer ces liens mp3 de boîtes mails en forums et la Didier Super mania met le feu à la cyber-communauté dérangeant et rangeant les gens : tu n'as aucun humour, tu trouves ça nulle à chier mais tu saurais pas en faire le centième ou tu pleures de rire, tu connais les paroles par coeur, tu t'éclates et tu fais suivre le lien... Les bars se remplissent, Didier Super est lon look de Deschiens devient méga-hype, s'entoure d'un vrai groupe (Fabrice aux effets spéciaux et Carole à la contrebasse et au clavier bontempi amérlioré) et se fait courtiser par la major V2 qui lui demande de réenregistrer ses démos en à peine moins pire pour sortir Mieux vaut en rire que de s'en foutre, un titre fort à propos...
En 2007, un remake sort, il s'intitule Mieux vaut en rire que de s'en foutre II !

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Review Concert : Didier Super, Didier au Cylindre (mars 2010)

Review Concert : Didier Super, Didier Splendid (nov 2005)

Didier Super / Chronique LP > La merde des autres

Didier Super - La merde des autres Un album sur deux, Didier Super se fout de la gueule du monde, enfin plus que d'habitude car là, la maison de disque à de quoi trembler... Après la magnifique idée de la réorchestration de ses premiers titres (Mieux vaut en rire que de s'en foutre II), il s'attaque à des standards de la musique pour un album de reprises merdiques. La mouche à merde Didier trône donc sur un étron pour chanter La merde des autres et offusquer tous les chanteurs amis de Michel Drucker en à peine une demie-heure. C'est avec Sa discomobile (le groupe avec lequel il écumait les rades du Douaisis avant de commencer une carrière solo) qu'il reprend donc des titres qu'il aime ou pas et s'amusent à les enguirlander de vulgarités et de conneries en tout genre qui ne dépayseront pas les fans de la première ou de la dernière heure. Le tout étant plutôt punk. Carrément punk même. Des tubes des stars Laurent Voulzy, Johnny Halliday, Serge Gainsbourg, Julien Clerc, Claude François mais aussi des déjà gravement kitch Début de Soirée, Image, Il Etait Une Fois ou encore de Mecano, Scorpions ou les Beatles sont donc maltraités comme il se doit avec de temps en temps des changements par rapport au tempo, aux paroles et à la dynamique originales... Ainsi au coeur d'une "Nuit de folie" on retrouve du Rage Against The Machine et le tubesque "Hallelujah" (celui de Jésus, pas celui de Jeff Buckley même si on reconnaît davantage la version de celui qui ne marche pas trop bien sur l'eau) se termine par un Allez Lens du plus bel effet.
Comme par le passé, seuls les gros fans de Didier Super trouveront de l'intérêt à cette farce qui me fait bien marrer mais dont la portée est plus que limitée. On pourra juste rigoler avec d'autres trucs sur les prochains concerts et rien que pour ça, le lascar doit continuer de sortir régulièrement des rondelles...

Didier Super / Chronique LP > Ben quoi ?

Didier Super - Ben quoi ? ... Il est de retour ! Une pochette, un titre, et des noms de morceaux qui donnent le sourire et semblent s'inscrire dans la continuité du délire : Ben quoi ?, la nouvelle perle du chanteur auto-dérisoire Didier Super vient succéder à Mieux vaut en rire que de s'en foutre et Mieux vaut en rire que de s'en foutre II. Niveau contenu, 22 pistes viennent composer ce nouvel album, parmi celles-ci quelques unes qui ne durent pas plus d'une minute ("Putain d'chinois", "Petite chanson dunkerquoise", "La cabrette", "Jingle préventif", "Chanson contre la musique"). Dorénavant, l'auditeur aura droit à des petites interventions non musicales du ch'ti entre des morceaux, bien représentatives de son humour. Ce nouvel album présente une évolution musicale : le synthé drôle et ridicule du premier opus a laissé place aux instrus plus "classiques" : guitare, basse, batterie (on a même droit au piano et aux cuivres) et à de multiples influences. Didier Super a su élargir son horizon musical avec une touche électro (dans "Comme un enfant au Brésil"), une ballade ("Chanson qui va avec la bonne blague"), une rythmique reggae (avec "A bas les gens qui bossent"), du punk-rock ("Petit anarchiste", "Chanson contre la musique") et également un refrain jazzy pour "Trique trouille" (toute proportion gardée évidemment). On a quand même affaire à Didier Super, et on reste dans son registre. On pourra toutefois lui reprocher le recyclé avec "Je veux être une star (3ème tentative)" et "Petit anarchiste" (qui reprend les bases de "Petit caniche, peluche pour vieux"). Il a su également trouver des concepts totalement hilarants tels que le solo d'aspirateur dans "Petit anarchiste". A noter que les morceaux studios sont souvent débutés ou achevés par des prises live, et que certains morceaux sont intégralement des prises live. Les textes sont plus réussis et drôles que précédemment : la plume de Didier Super dégage une énorme dose d'humour à prendre au 15ème degré, de quoi faire un livre de citations ("Plus j'ai la trique, plus j'ai la trouille"). Au sujet des femmes accessibles : Les gonzesses qui sont les plus gentilles, le plus dur pour se les taper, c'est d'en avoir envie, ou encore au sujet des islamistes : Fait voir à tout le monde que t'es croyant si tu veux mais fait gaffe de pas marcher sur ta barbe). Il aborde des thèmes tels que les travailleurs, les enfants, les anarchistes, les agences matrimoniales, les chinois, la sexualité, la politique. Et comme tout chanteur à texte qui se respecte, notre Didier national parle d'amour, mais possède un discours défiant de toutes parts le romantisme et le rêve. Fidèle à lui-même, satyrique et plein d'humour noir, il n'a aucun tabou : pour exemple, dans "Pourquoi", "Comme au Brésil" , il demande à son public des applaudissements pour les escadrons de la mort. En bref, Ben quoi ? est un album délirant qui illustre un pas musical en avant chez Didier Super, et dans lequel on retrouve l'univers du personnage.

Didier Super / Chronique LP > Mieux vaut en rire que de s'en foutre II

didier super : Mieux vaut en rire que de s'en foutre II Presque la même pochette, presque les mêtre titres (seule la mention "version pour les vieux" est ajoutée), qu'est-ce que c'est que ce Mieux vaut en rire que de s'en foutre II ? Surtout que si ça sort pas le 1er avril, c'est que les magasins sont fermés ce jour-là, alors c'est une blague ou un vrai CD ? Et bien, un peu des deux, c'est un vrai album mais un album où notre Didier Super national n'a pas foutu grand chose... A part sortir quelques conneries et quelques vulgarités, il balance les mêmes paroles que sur Mieux vaut en rire que de s'en foutre mais sur une musique différente. Car là, oui, il y a de la musique, c'est un orchestre classique qui interprête les mélodies bontempi à deux balles qui ont fait une partie de la renomée de notre artiste engagé favori. Les amateurs de "musique noble" ont quand même toujours assez peu de chance d'accrocher aux textes de Didier Super (qui édulcore un poil "Arrête de te la péter") et ceux qui avaient craqué pour Apocalyptica ne chercheront pas de correspondance foireuse...
En 25 minutes, c'est torché car même si on retrouve "Je veux être une star", "Majorette" est foirée donc pas entièrement dispo. Alors, faut-il se le procurer ? Uniquement si tu es un fan hard core du chti à lunettes. Et pour ceux-là, je ne donnerais aucun exemple de vanne balancée à travers tout durant l'enregistrement, ça gacherait un des plaisirs de ce Mieux vaut en rire que de s'en foutre II.
Nota bene : ceux qui ont la galette et qui ne sont pas contents peuvent se rendre sur DidierSuper.com où un mini-site (Oui je suis déçu par le nouvel album de Didier Super) avec une vidéo qui a été enregistrée pour eux.

Didier Super / Chronique LP > Mieux vaut en rire que de s'en foutre

Didier Super : Mieux vaut en rire que de s'en foutre Deux accords simplistes sur une gratte mal accordée, un son de synthé pourrave, un timbre de fumeur à faire peur à Garou et Johnny réunis, une justesse vocale digne de la Nouvelle Star et un look à la Deschiens, voilà comment se présente Didier Super, alors pourquoi autant de haine et d'amour ? Tout simplement pour ses textes et sa facilité à déclencher l'hilarité générale. Didier Super ne ressemble à rien mais on peut trouver chez lui du Groland, du Coluche, du Desproges, du Marcel et Son Orchestre, des brèves de comptoir, et plein d'autres trucs qui font marrer en allumant quelques cases dans le cerveau, on trouve aussi du Francis Lalanne pour le côté dénonce, car oui, Didier, c'est pas juste un amuseur qui se moque des "Majorettes" (moins les villes elles sont grosses, et plus les majorettes, elles, elles le sont), c'est aussi un ch'ti (il a un peu l'accent...) qui dénonce la société... Et avec des blagues de plus ou moins mauvais goût, tous ses travers (de porcs ?) sont matraqués : misère (Les pauvres ne font aucun effort pour devenir riches (...) C'est la faute des pauvres s'il y a de la misère), mondialisation, racisme, caniches, religion réfractaire, sexisme, violence... Ceux que le mauvais goût choque sont choqués et c'est là que Didier Super marque le point, est-il plus choquant de déconner sur le viol (Les meufs comme toi y'en a plein, si on te viole, tu vas aux flics) ou la pédophilie ("Y'en a des biens", "Le club des catholiques") ou de vivre en oubliant volontairement que des violeurs et des pédophiles vivent pas loin de chez nous ? Y-a-t-il une limite à l'humour ? Didier répond dans "Dis-moi Didier Super" (une parodie de "Dis-moi Bioman") puisque les handicapés on n'y touche pas (Patrice Timsit en sait quelque chose !), bien entendu derrière un foutage de gueule totale, se posent de nombreuses questions qui ne trouvent des réponses que dans ta sensibilité... Perso, j'adore son sadisme, ses satyres et son autodérision, on n'a jamais été aussi loin dans les profondeurs de l'humour noir, on est mal à l'aise mais avec le sourire...
10 titres, 3 versions démos (meilleures que celles enregistrées pour l'album ?), un clip (excellent), le tout emballé en moins de 30 minutes, même ce recueil sonore Mieux vaut en rire que de s'en foutre est une vaste fumisterie... indispensable !!! Les clients, les pigeons ("Je veux être une star", single offert en bonus sur la réédition de l'album et sur son site), le producteur, les gros Johnny, Virginie, l'autre con, Didier Super ne respecte et n'épargne personne, un vrai punk qui nous fait marrer, s'il n'exister pas, il faudrait l'inventer...